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Hand auf’s Essen / Main sur l’assiette!

Freitag, 23. Oktober 2020

Mit der grünen Welle wird auch der politische Kampf um das Essen heftiger. Es vergeht kaum eine Woche, in der nicht ein Vorstoss gemacht wird, mit dem der Bevölkerung erklärt bzw. vorgeschrieben werden soll, was «gesund» und erst noch nachhaltig ist. Bei der Ernährung ist ein unglaublicher Regulierungswahn ausgebrochen! Initiativen zur «Massentierhaltung», zum Pestizidverbot oder zum Trinkwasser, Zucker- oder Fettsteuer, Nutri-Score, Vermeidung von Food Waste sind nur ein paar Beispiele. Noch weiter treibt es der Schweizer Tierschutz STS, der mit staatlichen Vorgaben die Preise für QM-Fleisch erhöhen will, damit die Label- und Bioprodukte vermehrt gekauft würden… so zumindest eine Studie von Agroscope. Staatlich administrierte Preise hatten wir bis zur Einführung der Direktzahlungen, zumindest auf Stufe der Produzenten. Es wäre zwar sehr wünschenswert, wenn Fleisch nicht mehr wie Waschpulver verkauft würde. Es ist aber kaum vorstellbar, dass die Weko einem Mindestpreis für Fleisch im Detailhandel zustimmen wird. Und auch von der Agrarallianz kommen so tolle Ideen, importiertes Kraftfutter und Dünger zu verteuern und auch konsumseitig Fleisch, Eier und Milchprodukte mit Abgaben zu belegen. Immerhin wurde da realisiert, dass mit einer weiteren Verteuerung der tierischen Produkte der Einkaufstourismus noch mehr ansteigen würde.

 

Es scheint, dass wir auch in der aktuellen Corona-Krise keine grösseren Probleme hätten, als das, was auf unsere Teller kommt. Eines ist für mich klar: Mit einer Verbots- oder Verteuerungskultur werden die Ziele einer nachhaltigen Lebensmittelproduktion nicht erreicht. Der Konsument entscheidet immer noch selbständig, notfalls mit dem Einkauf im Ausland oder im Internet!

 

 

Main sur l'assiette

Avec la vague verte, on assiste également à une intensification de la lutte politique concernant la nourriture. Il ne se passe pas une semaine sans qu’une intervention ne soit faite ayant pour but d’expliquer ou de prescrire à la population ce qui est «sain» et ce qui est durable. Concernant la nutrition, on nage en pleine folie réglementaire! Les initiatives sur l’«élevage intensif», l’interdiction des pesticides ou l’eau potable, la taxe sur le sucre ou les graisses, le Nutri-Score, l’évitement du gaspillage alimentaire ne sont que quelques exemples. La protection suisse des animaux PSA va encore plus loin en voulant augmenter le prix de la viande AQ par le biais de directives publiques afin que davantage de produits labellisés et biologiques soient achetés ...du moins selon une étude d’Agroscope. Nous avions des prix administrés par l’État jusqu’à l’introduction des paiements directs, au moins au niveau des producteurs. Il serait certes très souhaitable que la viande ne soit plus vendue comme de la lessive. Mais il est difficilement concevable que la Comco accepte un prix minimum pour la viande dans le commerce de détail. De l’Alliance agricole viennent également de grandes idées pour rendre plus chers les aliments concentrés et les engrais importés et pour imposer des taxes à la consommation sur la viande, les oeufs et les produits laitiers. Au moins, on s’est rendu compte qu’une nouvelle augmentation du prix des produits animaux entraînerait une augmentation encore plus importante du tourisme d’achat.

 

Il semble que même durant la crise du corona actuelle, nous n’ayons pas de plus gros problèmes que ce qui se passe dans nos assiettes. Une chose est claire pour moi: une culture de la prohibition ou de l’augmentation des prix ne permettra pas d’atteindre les objectifs d’une production alimentaire durable. Le consommateurreste maître de ses décisions, si nécessaire en faisant ses achats à l’étranger ou sur Internet!

Felix Grob, Suisseporcs