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Fruchtbare Böden dank Nutztieren - Des sols fertiles grâce aux animaux de rente

Freitag, 23. November 2018

Mist und Gülle belasten angeblich unsere Böden und deren Fruchtbarkeit. Solche und ähnliche Behauptungen werden von Bundesämtern und Umweltverbänden verbreitet. Mit dem SBV durfte ich vor Jahren der ETH Ideen für Forschungsthemen unterbreiten. Ich habe vorgeschlagen, die Bodenfruchtbarkeit und den Einfluss der Hofdünger wissenschaftlich zu untersuchen. Dieser Vorschlag wurde dankend abgelehnt. Grund dafür war, dass es keine wissenschaftliche Definition für den Begriff der Bodenfruchtbarkeit gibt.

 

So bleibt diese Frage unbeantwortet und die freie Interpretation wird den Gegnern der Nutztierhaltung überlassen. Jeder Pflanzenbauer weiss, wie wertvoll Hofdünger für einen ertragsfähigen und gesunden Boden sind. Auf unserem Hof wird seit 50 Jahren intensiver Ackerbau mit Schweinegülle betrieben. Bis in die Neunzigerjahre notabene mit 14 GVE/ha ohne Wegfuhr von Gülle! Sollten die Behauptungen stimmen, so stellt sich die Frage: Warum wachsen denn heute auf unseren Äckern immer noch Kartoffeln in bester Menge und Qualität? Da stimmt etwas nicht und bis heute kann mir niemand eine Erklärung dazu liefern.

 

Mein Verdacht: Hier wird gezielt versucht, Stimmung gegen die Nutztierhaltung zu machen. Warum hört man kaum Kritik an den Kunstdüngern? Für verschiedene Kreise steht die Nutztierhaltung einer weiteren Extensivierung der Schweizer Landwirtschaft im Wege. Solange keine wissenschaftlichen Fakten vorliegen, vertrauen wir Bauern weiterhin unseren langjährigen praktischen Erfahrungen. Es macht Sinn, mit unseren Nutztieren Schweizer Futtergetreide zu veredeln und dieses mit Hofdünger zu düngen. Nutztierhalter und Getreideproduzenten müssen sich dessen bewusst sein und zusammenspannen

 

 

 

 

Des sols fertiles grâce aux animaux de rente

 

Le fumier et le lisier auraient la fâcheuse tendance à polluer nos sols et à amoindrir leur fertilité. Ce genre d’affirmations
est propagé par les offices fédéraux et les associations de protection de l’environnement. J’ai eu avec l’USP il y a quelques années la possibilité de soumettre à l’EPF des idées de thématiques de recherche. J’ai proposé d’étudier scientifiquement l’influence des engrais de ferme sur la fertilité des sols. Cette proposition a été poliment écartée, la raison étant qu’il n’existe pas de définition scientifique pour le terme «fertilité des sols».

 

Ainsi la question reste sans réponse et une interprétation libre est laissée au soin des opposants à la détention d’animaux de rente. Chaque cultivateur sait à quel point l’engrais de ferme est précieux pour avoir des sols sains et à haut rendement. Sur notre exploitation, depuis 50 ans, le lisier de porc est employé intensivement comme engrais pour nos cultures, jusque dans les années nonantes notabene avec 14 UGB/ha sans cession de lisier! Si les affirmations devaient se révéler exactes, la question suivante se poserait alors: pourquoi pousse-t-il encore aujourd’hui des pommes de terre en bonne quantité et d’une bonne qualité sur nos parcelles? Quelque chose ne va pas et jusqu’à aujourd’hui personne n’a pu me donner une explication.

 

Je soupçonne que l’on tente ici de manière ciblée d’échauffer les esprits contre la détention d’animaux de rente. Pourquoi peu de critiques se font entendre au sujet des engrais chimiques? Pour divers milieux, la détention d’animaux de rente constituerait un frein à une poursuite de l’extensification de l’agriculture suisse. Tant qu’il n’existe pas de faits scientifiques, nous agriculteurs faisons confiance à notre expérience pratique de longues années. Détenir des animaux de rente tout en produisant des céréales fourragères suisses fertilisées avec de l’engrais de ferme est judicieux.
Les détenteurs d’animaux de rente et producteurs de céréales doivent en être conscient et se serrer les coudes.

 

Meinrad Pfister, Zentralpräsident Suisseporcs